Quand les règles évoluent, il faut savoir repenser ses outils sans perdre de vue l’essentiel. Dans les réseaux électriques, la donnée issue du chantier devient un enjeu stratégique, au cœur de la conformité réglementaire, de la performance opérationnelle et de la connaissance patrimoniale.
Dans ce contexte, le standard RecoStar s’impose progressivement comme un nouveau langage commun. Une évolution à laquelle RAPHAL s’est adapté, tout en restant fidèle aux pratiques de terrain.
Comprendre le nouveau standard RecoStar
Un contexte réglementaire en mutation
Depuis plusieurs années, les gestionnaires de réseaux font face à un double défi : garantir la conformité réglementaire des ouvrages et fiabiliser les données collectées. En France, le cadre ALOE et les exigences portées par Enedis ont accéléré cette transformation.
Avec RecoStar, Enedis fait évoluer le récolement des réseaux électriques. Ce nouveau standard de données vient remplacer progressivement le format historique PGOC. À partir de juillet 2026, fournir un récolement conforme au format RecoStar deviendra obligatoire pour les travaux réalisés pour Enedis.
Ce changement ne concerne pas uniquement la livraison finale. Il impacte l’ensemble de la chaîne de production de la donnée, depuis les levés terrain jusqu’à l’intégration dans les systèmes d’information. Tous les acteurs sont concernés : entreprises de travaux, bureaux d’études, géomètres, exploitants de données.
RecoStar s’appuie sur le modèle StaR‑Elec, un géostandard vectoriel métier transverse, conçu pour décrire les réseaux électriques extérieurs tout au long de leur cycle de vie. De la conception au récolement, il constitue peu à peu un véritable jumeau numérique de l’ouvrage, enrichi au fil des jalons du projet.
Ce que RecoStar change concrètement
Le premier avantage de RecoStar tient à la nature même du format. Il s’agit d’un standard ouvert, non propriétaire, pensé pour l’interopérabilité et l’exploitation directe dans les outils métiers. Concrètement, RecoStar permet de décrire les travaux tels qu’ils ont réellement été réalisés. Les données ne se limitent plus à la géométrie. Elles intègrent un grand nombre d’informations attributaires comme le type de matériel posé, le diamètre des gaines, les références des coffrets, les numéros de PRM ou encore les profondeurs de pose.
Ce niveau de description améliore significativement la connaissance des réseaux. Il devient possible de localiser précisément un équipement, d’en identifier ses caractéristiques techniques et d’en assurer la traçabilité dans le temps. Pour les exploitants, c’est un levier de fiabilité, de maintenance et de sécurité.
RecoStar vise également à réduire les coûts et les frictions. En harmonisant les formats d’échange et en limitant les ressaisies multiples, il fluidifie la transmission de l’information entre les acteurs. Il est conçu pour être compatible avec d’autres référentiels structurants comme les formats IFC (BIM), Inspire ou les standards de l’OGC, facilitant ainsi les passerelles entre les mondes SIG et BIM.
Enfin, RecoStar renforce les capacités de contrôle. La comparaison entre le projet initial et le récolement devient plus précise : respect des profondeurs, cohérence topologique, exhaustivité des attributs. La qualité de la donnée est vérifiable, de manière objective et automatisable.
RAPHAL, une solution pensée pour durer
RAPHAL, un outil adopté sur les chantiers
RAPHAL est une solution opérationnelle qui accompagne la production de la donnée de chantier, du terrain jusqu’au livrable final. Elle s’appuie sur la photogrammétrie pour capturer, géoréférencer et modéliser en 3D les fouilles et ouvrages en cours de réalisation.
Conçu pour répondre aux contraintes du terrain, RAPHAL permet de documenter les ouvrages avec précision avant le recouvrement. Cette approche limite les reprises et les ressaisies, générant un gain de temps et de coûts. Profondeurs, implantations et éléments visibles deviennent des données fiables et exploitables pour le contrôle et le récolement, tout en s’intégrant simplement dans les pratiques existantes.
Une intégration native au standard RecoStar
Face à l’arrivée de RecoStar, les équipes RAPHAL ont fait le choix d’une intégration complète et native du standard au sein de la solution. L’objectif est de permettre aux clients de produire directement des fichiers RecoStar GML conformes, sans rupture de chaîne ni traitement complémentaire.
Pour accompagner cette intégration, l’interface de RAPHAL a été adaptée aux attendus du format. Certains champs deviennent obligatoires, non par contrainte arbitraire, mais pour renseigner précisément le matériel posé et garantir la conformité des livrables. Des outils de contrôle viennent compléter le dispositif, notamment pour la vérification automatique des profondeurs de pose. Associée aux caractéristiques techniques renseignées, la photogrammétrie offre ainsi une lecture fidèle du chantier tel qu’il a été réalisé.
Cette intégration a été validée par Enedis. Les fichiers générés par RAPHAL passent les contrôles de conformité ALOE, l’outil web dédié à la validation du format RecoStar. Une étape structurante, qui confirme la robustesse de la solution et son adéquation avec les attentes du gestionnaire de réseau.
Déjà disponible, cette évolution fait l’objet de retours clients positifs. RAPHAL est reconnu pour son approche intuitive et pour les nouvelles possibilités qu’il offre, tout en simplifiant la livraison des données. Les travaux se poursuivent pour étendre les usages, notamment à certains réseaux de terre.
Plateforme RAPHAL, digitalisation RecoStar d’un chantier de branchement
Plateforme RAPHAL, digitalisation RecoStar d’un chantier d’ingénierie
Plateforme RAPHAL, réalisation du récolement et export RecoStar GML
En faisant évoluer sa solution, RAPHAL met la géographie, la donnée et l’intelligence spatiale au service des projets, pour mieux comprendre les territoires et éclairer les décisions. Avec une conviction simple : la qualité de la donnée est un socle durable pour les infrastructures de demain.



